Le balcon en 9 tableaux de jean genet - l'arbalète

Le balcon en 9 tableaux de jean genet - l'arbalète LE BALCONEN 9 TABLEAUXDE JEAN GENETAUX ÉDITIONS DE L'ARBALÈTEMARC BARBEZAT,DÉCINES 1983.Couverture d'Alberto GiacomettiDESCRIPTION :La dramaturgie subversive de Jean Genet, l'un des auteurs les plus atypiques du « théâtre nouveau », trouve une résonance particulière dans Le Balcon. Cette pièce marque un tournant dans l'œuvre de Genet, qui en publie d'ailleurs cinq versions successives : sur le plan dramaturgique, l'auteur brise l'unité de la scène et multiplie le nombre des personnages. Ces derniers jouent leurs scénarios pervers dans la maison de prostitution « le Grand Balcon » tenue par Madame Irma, alors que la révolution fait rage dans la ville. Les clients du Grand Balcon viennent sous des habits d'emprunt, chercher une image idéale dont ils seront « la figure » pendant le scénario pervers qu'ils joueront avec l'une des prostituées de Madame Irma. C'est ainsi que l'on peut assister aux séances d'habillage et de déshabillage du client.Le personnage se distingue dans Le Balcon par son caractère protéiforme. C'est le cas de l'Evêque qui se réjouit d'entendre confesser les pêchés, du Juge sadique qui veut fouetter la Voleuse, du Général heureux de succomber aux blessures des batailles. Ne disposant d'aucune identité, il prend de ce fait des allures multiples.Ainsi, le Général ne nous sera connu que sous l'étiquette d'un client assidu de la maison de Madame Irma, qui vient satisfaire ses fantasmes en revêtant l'uniforme et en mimant sa propre mort sur le champ de bataille avec l'aide de la fille dont il s'assure les services, du reste, le personnage de Madame Irma est central: Elle observe tous les salons de la perversion à travers un viseur qu'Elle a installé dans sa chambre et c'est donc par ses yeux que le spectateur voit quelques scènes "obscènes".Quand l'Envoyé de la cour propulse Irma sur le devant de la scène politique afin de se servir d'Elle, cette dernière devient une figure qui remplace la reine morte lors de la révolution. Cette machination met fin à la révolution.Le Balcon reste d'une actualité surprenante même si sa version finale remonte à 1961. Genet y associe, non sans ironie, la société occidentale à un bordel de luxe : un lieu où s'échangent les corps contre de l'argent, où règnent la supercherie et l'illusion.AUTEUR :Jean Genet(1910-1986).Écrivain et auteur dramatique français.Découvert par J. Cocteau, qui fait publier son premier roman, Notre-Dame-des-fleurs (1944), et rendu mondialement célèbre par l'ouvrage de Jean-Paul Sartre Saint-Genet comédien et martyr (1952), il délaisse peu à peu une écriture poétique et romanesque pétrie d'érotisme sur fond d'homosexualité pour s'engager, à partir de 1954, dans l'écriture et la théorie dramaturgique.Il prône un théâtre de la représentation rituelle où le corps se met en jeu dans ses travestissements, à l'intérieur de strictes contraintes gestuelles et textuelles, où le jeu théâtral se démasque comme jeu dans un cérémonial de mouvements, de masques et de personnages quasi chorégraphiés, dans un double jeu des apparences, inversant, reflétant ou trahissant le réel.Théâtre en miroir où le corps de l'autre trahit au double sens du terme l'image que se projette d'eux le spectateur : le Noir des Nègres, l'Algérien des Éventails, les domestiques des Bonnes.Théâtre du travestissement du corps où la cruauté et le cocasse, la danse et le carnaval sont les éléments nécessaires à un dialogue métaphysique entre la fête et la mort, l'excès et le vide. Si la danse est convoquée dans le théâtre de Genet, il écrit aussi la dramaturgie d'un ballet chorégraphié par J. Charrat sur une musique de D. Milhaud et dansé par R. Petit : Adame Miroir (1948 ; autres vers. 1964, G. Furtwängler ; 1990, P. Koss), où l'Amour et la Mort jouent le jeu cruel du double et de la trahison du reflet.T. Hijikata, qui adaptera Notre-Dame-des-fleurs (1960), et plus largement, les danseurs butô feront de Genet une de leurs figures de référence, et l'esprit de son théâtre inspirera par ailleurs certains chorégraphes : les Bonnes (1957, H. Ross, mus. Darius Milhaud ; 1968, Manfred Taubert, mus. B. Bartók), les Nègres (1961, T. Beatty ; 1988, E. Wolliaston).NOTICE :Titre : Le balconAuteur : Jean GenetÉditeur : L'Arbalète - Marc Barbezat, Décines 1983Nombre de pages : 207 p.Format : Broché, 14 x 19 x 2 cmEtat : Cet ouvrage est en bon état, il faut juste noter une minuscule usure en bordure (visible sur la numérisation).L'envoi sera rapide, soigné et emballé dans du papier bulle.A partir de deux articles achetés, j'offre des réductions des frais de livraison, contactez-moi pour en savoir plus.Règlement accepté par Chèque - Espèces - VirementEnvoi en lettre : 3,25 eurosEnvoi en Colissimo suivi : 5,70 eurosLivraison sur Nantes possible et gratuite.

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